Essai BMW i4 eDrive40 : la voiture électrique

La BMW i8 est l’une des voitures électriques les plus vendues au monde, avec plus de 150 unités vendues en Europe depuis ses débuts en 2014. La firme vend des véhicules hybrides rechargeables depuis plusieurs années et a la réputation de produire des véhicules électriques à batterie parmi les plus avancés du marché. Cependant, qu’en est-il de l’automobile du citoyen moyen ? Qu’est-ce qui s’inscrit visuellement dans le paysage du transport et qui est sûr d’être produit en quantités importantes ? C’est : notre BMW i4 2019 dans sa variante eDrive40, que nous évaluons aujourd’hui.

Les SUV appartiennent au passé, et la BMW classique est une berline tricorps pour toujours. Rien n’empêche la silhouette ou le concept de changer si vous incluez un département marketing dans le mélange, surtout si vous l’introduisez comme une évolution.

Il n’y a pas de traitement spécial pour la i4, à l’exception de quelques caractéristiques, comme la calandre complète et l’absence de système d’échappement. Il s’agit simplement d’une Série 4 Gran Coupé électrique, ce qui signifie un nouveau virage dans la stratégie de BMW en matière de voitures électriques, qui cherchait auparavant à distinguer visuellement les deux comme elle l’a fait avec la i3 (la vitrine technologique de la iX restant une exception).

Bien que la taille énorme de ses haricots ait été critiquée au moment de ses débuts, les productions ultérieures de l’hélice sont allées encore plus loin en termes de contenu pimenté, avec une forme à la fois belle et dynamique, avec un long capot et une ligne de toit en retrait.

L’intérieur

L’intérieur de la i4 est identique à celui de la Série 4, mais il s’en distingue par la présence d’un nouveau système multimédia avec un double panneau numérique incurvé comme dans la iX. Le tableau de bord a une largeur de 12,3 pouces et contient un compteur dynamique, tandis que l’écran central abrite un nouveau système multimédia pour lequel il n’y a aucune plainte concernant l’esthétique ou l’ergonomie, contrairement à d’autres véhicules où cette caractéristique pose problème.

La marque BMW est également présente, avec une position de conduite quasi idéale, des interrupteurs simples à actionner et un volant à grosses branches. Il y a aussi une foule de technologies d’aide à la conduite, allant de la conduite semi-autonome à un assistant de stationnement actif.

La BMW i4 reprend de nombreux éléments de sa grande sœur, la Série 4 Gran Coupé, notamment le tableau de bord avant, le combiné d’instruments et les sièges (entre autres). Le tunnel de transmission est totalement inutile ici car il est partagé avec la Série 4 Gran Coupé, ce qui signifie que le passager central à l’arrière a très peu d’espace pour ses pieds mais aussi juste assez de place pour ses genoux et sa tête.

Le coffre de la i4 a beau être celui d’une berline à trois places, il offre un accès facile à 470 litres de capacité de chargement, ce qui est excellent pour une automobile électrique.

Oui, il est temps de passer à l’essentiel : la mécanique. Si l’on peut encore appeler une voiture électrique une “mécanique”, la i4 est désormais disponible en deux variantes, toutes deux dotées d’une batterie de 83,9 kWh dans le plancher et équipées de deux moteurs qui envoient 544 ch aux quatre roues : L’eDrive40 avec 340 ch de son moteur arrière et la M50 avec 2 moteurs générant 544 ch chacun

Ce que nous voulons vraiment savoir, c’est si nous aurons le fameux toucher de route BMW avec le plaisir de conduite qui va avec. Et oui, même s’il n’est pas recommandé de la conduire, on peut le constater les yeux fermés. La direction est vive, réactive et instructive, permettant de placer le véhicule avec précision tout en conservant un arrière qui pousse doucement vers l’extérieur. Sans aucun doute plus agile que la M50.

Est-ce que l’on sent les 2 125 kg de l’ensemble ?

Pas du tout, puisque le centre de gravité est abaissé de plus de 5 cm par rapport à celui d’une Série 3 à moteur thermique en raison de la position des batteries dans le plancher, ce que vous pouvez remercier deux fois encore car BMW les utilise également pour rigidifier le châssis, ce qui explique la dynamique de conduite inattendue.

Une voiture dynamique

Elle est douce et agréable à un rythme plus tranquille, avec un compromis supérieur et une insonorisation soignée.

Vous n’atteindrez peut-être pas les 590 km annoncés par la norme WLTP lors de cette conduite, mais vous pourrez vous approcher des 500 km si vous jonglez avec les différents niveaux de récupération d’énergie et d’éco-conduite, à moins que vous ne souhaitiez son alternative automatisée, qui est tout à fait convaincante ; sinon, passez en mode B pour un trajet d’une seule pédale jusqu’à un arrêt.

Il est dommage que BMW ne l’ait pas dotée d’une véritable roue libre, là encore très probablement en raison des craintes de perturber les habitudes de ceux qui sont en pleine transition vers l’abandon des moteurs à combustion, en les laissant avec un frein moteur.

Bien sûr, vous ne voudrez pas manquer le chapitre de la recharge dans lequel cette BMW i4 brille : elle peut prendre jusqu’à 11 kW en courant alternatif, c’est-à-dire de votre domicile sur une prise secteur stupide à une borne publique au coin de la rue, et elle peut atteindre jusqu’à 205 kW aux bornes d’autoroute par exemple, ce qui vous permet de passer de 10% à 80% de charge en 31 minutes.

Conclusion

Il y a beaucoup de nouvelles positives dans cet essai, et nous conclurons par une qui n’est pas tout à fait celle attendue de BMW : le prix, toutes proportions gardées, bien sûr parce que nous sommes toujours dans la classe premium allemande. La i4 peut être échangée pour 6 000 € de plus qu’une 330e avec 50 ch de moins au prix de 59 700 €.

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